présentation des peintures synchronistiques

lundi, septembre 28, 2015

La peinture synchronistique au GMAC Bastille 2015

Vernissage jeudi 29 octobre jusqu'à 22h

Chers lecteurs de ce blog, vous pourrez découvrir mes peintures "synchronistiques" au Grand Marché d'Art Contemporain de la Bastille (Paris) du 29 octobre au 2 novembre 2015.

Pour mémoire, je rappelle que la peinture synchronistique cherche une voie d’expression picturale nouvelle, basée sur la rencontre, le mélange, et la réinterprétation d’oeuvres appartenant au patrimoine pictural occidental. Ce recours aux œuvres du passé n’est pas de la nostalgie, mais au contraire, résulte d’une conscience claire que la plus grande révolution actuelle est la mise à disposition en temps réel, grâce à Internet, de l’ensemble des oeuvres qui constituent l’histoire de l’art. Et ces oeuvres, à quelque époque qu'elles appartiennent, s’offrent d’évidence comme un substrat privilégié pour un renouveau de la composition picturale contemporaine.

En effet ce qui caractérise notre contemporanéité est bien son ouverture temporelle, et non, comme on le croit trop souvent, sa focalisation sur le moment présent.

La combinatoire esthétique de la peinture synchronistique s’inscrit dans cette vision plus large de la contemporanéité, pour laquelle toutes les strates historiques de la culture sont à considérer comme partie intégrante de l’appréhension contemporaine du monde.

Voici une présentation succincte des peintures synchronistiques qui seront exposées au GMAC. La vidéo est accompagnée d’une musique de Jacques Loussier, de 1998, élaborée à partir de la Gymnopédie N°1 d’Erik Satie. J’ai trouvé que la façon qu’avait Jacques Loussier de revisiter le répertoire classique pour en tirer des compositions de jazz cadrait bien avec ma démarche synchronistique ; je laisse le lecteur/auditeur en juger.


PS : pour recevoir des invitations gratuites, envoyez-moi un email (erewhonowhere@yahoo.fr) avec votre adresse postale

lundi, septembre 14, 2015

Le banquet des dieux


Gilles Chambon, Le banquet des dieux, huile sur toile 110 x 155 cm, 2015
J’ai récemment consacré un article à la représentation picturale du repas des Dieux.
Sur l’Olympe, ou dans une grotte merveilleuse, invités par Neptune ou par le dieu fleuve Acheloüs, depuis le lever du jour jusqu’au coucher du soleil, les divinités grecques et quelques héros triés sur le volet savourent ensemble le nectar et l’ambroisie. Nos mets terrestres les plus délicats n’en sont, paraît-il, qu’un pâle reflet. À moins que ce ne soit l’inverse…

Quoi qu’il en soit, j’ai tenté dans ce nouveau tableau de transposer, en formes, couleurs, et imagination, l’ivresse particulière que doit provoquer un petit verre de nectar accompagné d’un toast d’ambroisie. Mais où trouver les matrices imaginales capables de telles sensations ? La nourriture divine des peintres (surtout s’ils sont adeptes de la synchronicité) ne peut assurément se récolter que dans les œuvres qui illuminent l’histoire de la peinture. J’ai donc composé mon menu avec des ingrédients appropriés, de première qualité :

-    d’abord j’ai coupé un grand morceau d’Europe après la pluie, de Max Ernst ; je l’ai ensuite posé sur un nuage de Zao Wou-Ki, et truffé de figurines de Luca Penni, bien mélangées. 

-    Après, il ne me restait plus qu’à remuer onctueusement le mélange avec un grand trident. J’en ai chargé un colossal Neptune de circonstance, sorti, pour les besoins de la cause, d’un dessin d’esquisse de Domenico Beccafumi qui n’avait rien à voir avec le dieu des mers…

Recette synchronistique donc, qui je l’espère, procurera à l’amateur une dégustation picturale réussie !

mardi, septembre 01, 2015

Peter I Casteels, un peintre anversois méconnu du XVIIe siècle



Six toiles monogrammées "P. C. INV.",  attribuées à différents membres de la famille Casteels, mais certainement de la même main: celle de Peter I Casteels

La guilde Saint Luc d’Anvers est florissante au XVIIe siècle ; elle compte des maîtres prestigieux comme Pierre-Paul Rubens, Peeter Snayers, ou Pieter Bruegel le Jeune, mais aussi une foule d’autres artistes, pour certains également très connus, mais pour d’autres restés obscurs. Les peintres forment parfois des dynasties familiales, se transmettant le métier de père en fils, comme faisaient généralement autrefois les artisans. Les Casteels sont ainsi une grande famille de peintres anversois. En un siècle et demi (de 1627 à 1760), pas moins de vingt-et-un peintres de la famille Casteels ont été identifiés par les historiens, à partir des registres de la guilde. Ce ne sont pas des artistes de premier plan, ils sont mal documentés, et portent souvent les mêmes prénoms d’une génération à l’autre ; d’où la confusion qui s’est fréquemment installée dans les attributions d’œuvres à l’un où à l’autre.

Voici la liste chronologique de ces peintres (bien qu’on ne connaisse généralement pas leur date de naissance, mais seulement leur date d’inscription en tant que maîtres dans la guilde de St Luc – sachant qu’à l’époque un peintre passait maître en moyenne âgé de vingt à vingt-cinq ans) :

Jan I Casteels, (vers 1600 – 16….)
Peter I Casteels (vers 1605 – 16….)
Jan II Casteels, (vers 1620 – 1666 ?)
Pauwel Casteels, (vers 1630 – 1683)
Frans I Casteels, (vers 1632 – vers 1708)
Alexandre I Casteels, (vers 1635 - 1681/1682)
Joseph Frans Casteels (vers 1635 – 1699)
Peter II Casteels, (vers 1652 – vers 1700 ?)
Christiaen Casteels, (vers 1655 – 1679)
Alexandre II Casteels (vers 1665 ? - après 1712/1713)
Alexandre III Casteels ?
Alexandre IV Casteels (… -1694)
Jacob Casteels, (vers 1667 – après 1706)
Frans II Casteels (vers 1670 - ?)
Gonsales Casteels, (vers 1673 – 1709)
Peter Franciscus Casteels (vers 1675 - ?, après 1697/1698)
Jan Frans Casteels, (vers 1678 – après 1711)
Peter III Casteels (1684 - 1749)
Frans III Casteels (1686 – 1727)
Henricus Casteels (vers 1700 ? - après 1757)
Carel Casteels (vers 1730 – 17…)
  • *La plupart des informations sur ces peintres ont été reprises des notices établies par Bernadette Bodson, pour le Dictionnaire des peintres belges (http://balat.kikirpa.be/peintres/)
Quatre d’entre eux sont des enlumineurs : Alexandre II Casteels, Alexandre III Casteels, Jan Frans Casteels, Henricus Casteels.

Parmi les dix-sept restant, qui sont des peintres de tableaux, le plus connu et le mieux documenté est Peter III Casteels ; mais quelques autres également ont des œuvres documentées. En voici une présentation sommaire, que je terminerai en m'attardant sur Peter I Casteels.

-    Peter III Casteels (Anvers, 1684 - Richmond, 1749)

Peter III Casteels, Un concert d'oiseaux, 1727 hst 50,5 × 114 cm, signé et daté, passé en vente chez Bonhams 3 Dec 2008 Londres

Peter III Casteels, Nature morte, 82 × 111 cm,Collection privée
C’est un Peintre de fleurs, de fruits, d'oiseaux et de paysages. Il est « le plus représentatif d'une lignée de maîtres anversois. Fils de Peter II Casteels et d'Elisabeth Bosschaert, il est formé par son père. Après un séjour en Angleterre dès 1708, il est reçu maître à Anvers en 1712/1713. Mais c'est à Londres qu'il fait carrière. D'une virtuosité remarquable, peintre décoratif par excellence, il orna de nombreux salons ou dessus-de-porte et de cheminée, représentant des corbeilles et des vases élégants garnis de fleurs disposées en éventail et vues de bas en haut. Casteels a signé aussi des paysages enrichis d'oiseaux, de fleurs ou d'animaux. Il peignit deux importantes séries, gravées en 1730 et 1732, "Les douze mois des fleurs" et" Les douze mois des fruits". Son style s'apparente tantôt à celui du Hollandais J. van Huysum, tantôt à G.P. Verbruggen; mais il peut par ailleurs se détacher de telles influences pour créer des œuvres d'un style plus personnel. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées et sont connues par des ventes diverses ou des expositions ».

-    Pauwel Casteels - (vers 1630 – 1683) et Alexandre I Casteels, (vers 1635 - 1681/1682)
 
Pauwel Casteels, Bataille de Vienne, 1683-85, hst,  1,56x1,84cm, Varsovie, musée du Wilanow Palace
Pauwel Casteels, La bataille de Clavijo, hst 60 x 98,5 cm Vente Tajan déc 2012



Alexandre I Casteels, Bataille contre les Turcs, hst, 121 × 174.5 cm,  ALU (University of Ljubljana)

Certains experts ont attribué à tort à Pauwel Casteels des œuvres dues à d’autres Casteels, sans rapport avec ses travaux documentés. 
Pauwel Casteels est un peintre de batailles. Actif à Anvers, mentionné à diverses reprises dans les inventaires, on ignore la date de sa naissance exacte. Entré maître en 1649/1650 dans la guilde des peintres d'Anvers comme fils de maître, il semble être mort en 1683. Un "Combat de cavaliers" (Schleissheim, Bayerische Staatsgemäldesmlg.) monogrammé témoigne d'une influence de Peeter Snayers. Il a peint et signé plusieurs toiles de scènes de batailles dont celle de Vienne, du musée du Wilanow Palace, à Varsovie. Il a travaillé sur certaines toiles en collaboration avec son frère (ou cousin) Alexandre I Casteels, reçu maître de la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1658/1659, et inscrit en tant que fils de maître, peintre de paysages, de scènes de chasse et de batailles.

-    Peter II Casteels, (vers 1650 – vers 1700 ?)

Peter II Casteels, Vue d'un port imaginaire (d'après une gravure de Jacques Callot), 29,5 x 42,5cm, Louvre dép. des peintures

Peter II Casteels, Vue du Louvre et de la tour de Nesle, 29,5 x 42,5cm, Louvre dép. des peinture

Peter II Casteels, Port de mer, 28,8 x 43cm, musée des Beaux-Atrs de Pau

Peter II Casteels, Port de mer, 28,5 x 42,7cm, musée des Beaux-Atrs de Pau
Peter II Casteels est un autre Casteels dont  les œuvres sont relativement faciles à identifier ; selon certains auteurs, il est le fils de Peter I. Il est entré dans la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1673/1674 comme fils de maître. Marié à Elisabeth Bosschaert, il eut deux fils peintres, Peter III et Frans III Casteels. Il s’est spécialisé dans la peinture de vues de ville. D'après le dictionnaire de A. von Würzbach, deux tableaux signés "P. Kasteels", conservés à Oldenbourg, pourraient être de lui. Il y en a aussi deux au musée des Beaux-Arts de Pau, et deux dans les collections du Louvre (voir ci-dessus).

-    Jan II Casteels, (vers 1620 – 1666 ?)

Jan II Casteels, fut élève d'un certain Daniel Stevens en 1636/1637 ; c’est un peintre de paysages ; les comptes de la firme anversoise Forchondt mentionnent en septembre 1666 vingt paysages d'un Hans Casteels qui pourrait correspondre à cet artiste.

-    Frans III Casteels (1686 – 1727)

Frans III Casteels, Grande Place d'Anvers, 1715, 54 x 82 cm, Koninklijk Museum voor Schone Kunste, Anvers
Frans III Casteels est fils de Peter II Casteels, et c’est aussi un peintre de vues de villes. Il est devenu maître de la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1714/1715 ; curieusement, il n'est pas inscrit en tant que fils de maître dans les registres. On lui attribue traditionnellement "La Grand-Place d'Anvers" daté 1715 (Anvers, K.M.S.K.). Cette œuvre ainsi que deux autres de ce peintre - "Vue du Meir" et "L'Ommegang -" se trouvaient auparavant à l'hôtel de ville d'Anvers. Il semble chronologiquement impossible que la gravure "L'Ommegang à Anvers" (Anvers, Mus. Plantin-Moretus) par Gaspar Bouttats, ait été réalisée d'après ce dernier tableau, comme le prétendent certains auteurs; elle dut plus vraisemblablement être gravée d'après une œuvre d'Alexandre I Casteels.

-    Peter Franciscus Casteels, (vers 1675 ? - après 1697-1698)

Peter Frans Casteels, 2 bouquets de fleurs, après 1690, 2 hst 83x63cm,  Museum of  Fine Arts, Budapest
Quelques tableaux signés de Peter Franciscus Casteels, permettent de cerner un peu le travail de ce peintre. Elève en 1690/1691 de G.P. II Verbruggen, Il devient franc-maître à Anvers en 1697/1698, inscrit en tant que fils de maître. Il est peintre de sujets religieux et de fleurs. Deux tableaux, formant pendants, conservés à l'église Saint-Sauveur de Bruges, seraient de cet artiste : une "Annonciation" et une "Vierge avec l'Enfant et saint Jean-Baptiste" - deux médaillons entourés d'une guirlande de fleurs, signés et datés 1694. Il est cependant étrange de constater que cette date est antérieure de trois ans à celle de son accession à la maîtrise. Deux autres pendants, dont l'un est signé, sont également attribués à Peter Franciscus Casteels : "Vase de fleurs avec des roses et des tulipes" et "Fruits dans un paysage" vendus à Londres, chez Sotheby, en 1980.

-    Jacob Casteels, (vers 1667 – après 1706)

Jacob Casteels, est aussi fils de maître. Il a acquis la maîtrise en 1689/1690, et est plutôt considéré comme un peintre-décorateur. On sait seulement qu’il a réalisé divers travaux décoratifs entre 1697 et 1702 et qu’il était toujours en vie en 1706.

-    Alexandre IV Casteels (… -1694) et Joseph Frans Casteels (vers 1635 – 1699)

Alexandre IV (?) Casteels, Une bataille de cavalerie, monogrammé "AL - C", 118.1 x 83.5 cm, collection privée

De Alexandre IV Casteels, décédé en 1694, on connaît deux œuvres monogrammées "AL. C.": une "Scène de chasse à cheval dans un paysage avec une rivière" passée dans le commerce de l'art à Cologne en 1960 et "La conversion de saint Paul" (Munich, vente mars 1932). Il serait le frère de Joseph Frans Casteels, originaire du Brabant, auteur de cartons de tapisseries ; celui-ci travailla à Berlin de 1688 jusqu'à sa mort, probablement en 1699.

-    Peter I Casteels (vers 1605 – 16….)

C’est lui, Peter I Casteels, qui est le véritable sujet de cet article. On le considère généralement comme le père de Peter II Casteels. mais il semble plus logique, vu les dates de naissance présumées, et son style de peinture, que ce dernier soit plutôt le fils de Jan II Casteels. Quoi qu’il en soit, Peter I Casteels est devenu franc-maître de la guilde de Saint-Luc d'Anvers en 1629/1630 ; il a reçu deux élèves en 1640/1641 et deux autres en 1644/1645. On ne connaît pas la date de sa mort. 

Il a été classé comme peintre de sujets allégoriques. Mais peu de tableaux lui ont été attribués. Cependant, une piste, qui me semble être la bonne, a été ouverte en 2010 par M. Jan De Maere, spécialiste de la peinture flamande (Bruxelles - expert d’une vente Christie’s juillet 2010), qui lui a donné un « David et Abigaïl » (huile sur toile 115 x 200 cm), tableau signé du monogramme « P. C. INV. ».
Trois autres tableaux portant ce même monogramme ont par le passé été attribués à tort à Pauwel Casteels : ils ne correspondent ni à son style, ni à ses habitudes de signature, ni au genre dans lequel il s’était spécialisé (scènes de batailles). Par contre ils ont la même facture que le « David et Abigaïl », et leurs sujets sont soit liés à l’Ancien Testament, soit à la mythologie sous forme allégorique, comme cela se faisait dans la peinture maniériste depuis la seconde moitié du XVIe siècle. L’identification du monogrammiste P. C. à Peter I Casteels me paraît donc évidente, et, de fait, au moins six tableaux qui portent la marque « P. C. INV. » pourraient lui être attribués d’emblée :

-    David et Abigaïl, huile sur toile 115x200 cm, vente Christie’s, Londres, Juil 2010

David et Abigaïl, huile sur toile 115x200 cm, vente Christie’s, Londres, Juil 2010 
(à rapprocher du tableau de Theoroor Rombouts du musée de Budapest)

-    L'arrivée triomphale de David à Jérusalem, huile sur toile 170x230 cm, Vente Mercier, Lille, déc 2005

L'arrivée triomphale de David à Jérusalem, huile sur toile 170x230 cm, Vente Mercier, Lille, déc 2005

-    Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite. huile sur toile, 177 x 236 cm, Vente Sadde, Dijon, mai 2010

Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite. huile sur toile, 177 x 236 cm, Vente Sadde, Dijon, mai 2010

-    L'adoration du Veau d'Or, huile sur cuivre parqueté 69 x 87 cm, Vente Piasa, Paris juin 2008

L'adoration du Veau d'Or, huile sur cuivre parqueté 69 x 87 cm, Vente Piasa, Paris juin 2008

-    Triomphe de Neptune et Amphitrite avec divinités marines, huile sur toile 81x116 cm, Vente lucerne 1995

Triomphe de Neptune et Amphitrite avec divinités marines, huile sur toile 81x116 cm, Vente Lucerne 1995

-    Neptune et Amphitrite, anciennement à Florence, collection von Frey
, localisation actuelle inconnue

Neptune et Amphitrite, anciennement à Florence, collection von Frey
Le style du Monogrammiste P. C., alias Peter I Casteels, est très reconnaissable; proche de celui de Gillis van Valckenborch pour les compositions mythologiques, mais aussi avec une influence très perceptible de Rubens. Les sujets allégoriques qu’il traite, mettant en scène les divinités marines (certainement très populaires dans le port d’Anvers) dérivent de l’atelier de Frans II Francken, de vingt-cinq ans plus âgé que lui. Sa manière est vigoureuse, ses compositions allégoriques pleines d’imagination, mais on relève parfois une certaine gaucherie dans le dessin des personnages.

Plusieurs tableaux non signés, en général donnés à Pauwel Casteels (mais aussi à Frans II Francken et à son entourage, ou à Simon de Vos), peuvent lui être attribués (à lui et à son atelier) avec une faible marge d’erreur, car style, sujets, et manière, sont très semblables à ceux des peintures monogrammées "P. C. INV".

En voici quelques-unes (pour certaines, les images sont très mauvaises, j’en demande pardon au lecteur) :

-    Neptune et Amphitrite, huile sur toile 81 x116 cm, anciennement attribué à l’entourage de Pauwel Casteels, collection privée
Neptune et Amphitrite, huile sur toile 81 x116 cm, anciennement attribué à l’entourage de Pauwel Casteels, collection privée

-    Le triomphe d'Amphitrite, huile sur cuivre 54 x 75 cm, anciennement attribué à Simon de Vos (2007 et 2014, vente Alte Kunst, Berlin mai 2014)
Le triomphe d'Amphitrite, huile sur cuivre 54 x 75 cm, anciennement attribué à Simon de Vos (2007 et 2014, vente Alte Kunst, Berlin mai 2014)

-    Triomphe de Neptune et Amphitrite, avec scènes d’enlèvement, collection d'Arlington Court, Devon, Angleterre
Triomphe de Neptune et Amphitrite, avec scènes d’enlèvement, huile sur cuivre, 49,5x64,8 cm, anciennement attribué à l'entourage de Frans II Francken, collection d'Arlington Court, Devon, Angleterre
-      Triomphe de Neptune et Amphitrite, huile sur cuivre, 40x50cm, (artnet) (m.à j. nov 2016)

Triomphe de Neptune et Amphitrite, huile sur cuivre, 40x50cm,  attribué à Theodor van Thulden

-    Le retour triomphal de David, huile sur toile 110x160cm, anciennement attribué à Pauwel Casreels, (Vente 15 déc 2006, Delvaux, Paris)

Le retour triomphal de David, huile sur toile 110x160cm, anciennement attribué à Pauwel Casreels, (Vente 15 déc 2006, Delvaux, Paris)

-    L’enlèvement des Sabines, huile sur cuivre 54x73 cm, non attribué (La Haye, maison de vente VenduHuis, mai 2012)

L’enlèvement des Sabines, huile sur cuivre 54x73 cm, non attribué (La Haye, maison de vente VenduHuis, mai 2012)

-    Le mariage de David et Abigaïl, huile sur cuivre, 70,5 x 88 cm, anciennement attribué à Pauwel Casteels, (Vente Piasa, Paris, juin 2000)

Le mariage de David et Abigaïl, huile sur cuivre, 70,5 x 88 cm, anciennement attribué à Pauwel Casteels, (Vente Piasa, Paris, juin 2000)

-    La continence de Scipion, huile sur cuivre 55,9x73 cm, anciennement attribué à Pauwel Casteels (vente Bonhams N Y, 8 mai 2013)


La continence de Scipion, huile sur cuivre 55,9x73 cm, anciennement attribué à Pauwel Casteels (vente Bonhams N Y, 8 mai 2013)

J’espère par cette modeste contribution avoir ouvert une piste que de meilleurs spécialistes que moi pourront creuser. Lorsqu’on aime la peinture, il est toujours passionnant d’essayer de rassembler à nouveau ce qui a été éparpillé au fil des siècles. La redécouverte de leurs œuvres est une façon de rendre un peu de leur âme aux artistes qui n’ont pas eu la chance d'inscrire leur trace dans nos mémoires.